La romanisation de la région (122 av JC) a, pour sa part, laissé des empreintes plus éloquentes avec un aqueduc souterrain, le souvenir de la voie romaine « Via Aurélia » et de son pont à péage dénommé « Pons Aerarius » permettant de franchir les marécages qui occupaient la plaine. En effet, si initialement c’est la Via Domitia qui permettait la liaison Nîmes-Arles par Beaucaire ; à partir de l’an 333 cette liaison s’effectue sans détour par une nouvelle voie : la Via Aurélia qui traverse les marais de Bellegarde à un lieudit dénommé Pons Aerarius. La ville a d’ailleurs repris l’appellation dans ses armoiries en 1922.
C’est en 1208 qu’apparaît dans les textes de l’époque, la mention de « castrum Bellae-gardae » puis quelques années plus tard de « Bellegarda ».
Propriété initiale du Comté de Toulouse, la commune de Bellegarde (régie alors sous le titre de Baronnie) devient par la suite celle du Duché d’Uzès.
Mais au delà des grandes périodes de l’histoire, c’est un patrimoine plus discret qui peut être découvert comme par exemple un moulin à huile du 19ème, des assises de moulin à vent, de nombreuses fontaines et lavoirs…