Le site du château
Bellegarde comme aujourd’hui est au carrefour de voies menant aux principales villes du sud Gard (Beaucaire, Saint-Gilles, Nîmes, Arles).

Vers l’an 1100 probablement, une place forte est installée avec une tour de gué pour la surveillance des environs. La première mention dans les textes du Castrum Bellae gardae (château belle garde) semble remonter à 1208 : les représentants des villes de Nimes et Arles, se réunissent au château de Bellegarde situé, dit le texte, « à égale distance » des communautés concernées pour apporter une solution au brigandage qui sévit dans les environs…
Site de protection, de vie, et de culte même (une chapelle semble avoir aussi existé sur le site) les lieux draineront la population qui s’installera autour.
Le château subira quelques sièges (1216 croisade albigeoise par Simon de Montfort qui se servira, après l’avoir attaqué, du château de Bellegarde comme base arrière pour accomplir le siège du château de Beaucaire, 1570 guerre de religion où le Maréchal de Damville prendra le château tenu alors par les huguenots et brûlera d’ailleurs vifs ces derniers puisqu’ils refusaient d’abjurer).
Propriété du duché d’Uzès, le château en ruine sera utilisé comme carrière pour la construction des maisons et de l’église du village. Seule la tour de gué subsistera. En 1875 les Bellegardais y installeront une vierge à son sommet : Notre Dame de Bellegarde. La Madone, dit-on, protège le village…
Aujourd’hui site communal, le lieu qui offre un magnifique panorama de la plaine d’Argence jusqu’à la chaîne des Alpilles et parfois bien au-delà, est devenu une aire de promenade et de passage de nombreux randonneurs et, chaque été, de concerts. En 2006 un amphithéâtre de pierre y a été installé pour offrir une plus belle configuration au festival.
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